cahier d’écrits

introduction à l’usage du lecteur

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cher visiteur occasionnel ou régulier, saches que les textes qui sont ici publiés de façon régulière sont bien de moi , je les ai écrits durant mes années « 20″ depuis je n’ai plus rien écrit ou alors de façon épisodique ….

vos commentaires sont les bienvenus surtout que je me suis remis à écrire ….

si vous avez un blog ou un site l’échange de nos liens respectifs est le bien venu !!!!

j’accepte bien sur les contributions si vous avez aussi la plume qui vous démange itou…

bonne lecture

5 novembre, 2010 à 19:29 | Commentaires (0) | Permalien


LES MONSTRES URBAINS

Ils sont partout : dans chaque ruelle assombrie par la hauteur immodérée d’immeubles grisâtres (squelettes métalliques arrogants et vétustes ou bien encore rutilants de glaces sans teint et d’acier trempé, poussant là comme des orties malveillantes) sous chaque cage d’escalier oubliée des badauds, dans chaque recoin perdu de la cité, derrière chaque porte entrebâillée d’entrepôts vides de tonneaux renversés, de poutres abîmées, de monte-charge condamnés.

Ils sont omniprésents. A chaque envol de pigeons, ils se mêlent à leurs plumes suspendues aux bruits les effrayants. A chaque bruissement de matière ils sont là, épiant votre réaction, dans leurs ricanements sourds, indicibles à vos oreilles humaines.

Ils jubilent à vous voir vous retourner sur vos pas, lorsqu’une cloison trop vieille grince, qu’un faux plafond habité d’êtres minuscules sans défense, devient le terrain de jeu de vos fantasmes les plus pitoyables. Ces chacals des faubourgs s’enivrent du parfum de votre peur, que vos corps transpirent, âcre et chaude. Ils se délectent de vos soubresauts, de vos petits cris, de vos yeux révulsés, scrutant le noir, de vos oreilles tendues vers l’inconnu déroutant.

Ils lèchent de leurs âmes malfaisantes vos mains moites agrippées à l’horizon protecteur, ils avalent vos cervelles décomposées à petites gorgées ; vous perdez pied dans le dédale des rues hostiles. Votre seule tanière, votre seul échappatoire sont les grandes avenues ; artères vivantes et pleine de bruits communs. Mais ils le savent, les connaissent, vous connaissent !
Ils attendent, tels des fauves impassibles que vous deviez rejoindre une rue moins éclairée, moins fréquentée. Et là, enfin, alors que l’effroi ne vous a pas encore gagné, ils surgissent de leur pénombre maternelle, vous sautant à la gorge, avec une telle rage, un tel bonheur hideux que leur sang noir boue de joie et d’allégresse.

Attachés à votre corps prostré, ils lacèrent votre peau de leurs ongles-griffes, vous sucent la moelle, vous brise la colonne vertébrale, s’immiscent en vous comme des vers dans un fruit pourri ; de là ils répandent leur venin aliénant, tout autour de vos os, vous enveloppent de leurs corps velus chauds comme de la braise glacée, comme un miroir.

Vous tombez à genoux priant les cieux pour leur grâce ou bontés divines. Hélas, par delà les bâtisses modernes le ciel est bien loin, si noir plein de leurs frères volants et transparents, rapaces citadins ; ils festoient des restes hébétés de vos esprits éreintés, jadis heureux de n’avoir jamais rencontré les monstres urbains.

29 décembre, 2010 à 11:15 | Commentaires (0) | Permalien


Absinthe post scriptum

Des fourmis
Dans mes orifices
Se faufilent à les gueuzes

Des phallus
Sous leurs oripeaux
Se dandinent à les farouches

Des passants
S’empalent pâles en pal secam
L’orgie en cinémascope
Il y en a seize neuvièmes qui se cament
Au bonheur des dames

Les trottoirs se rapprochent de mon cerveau
Mes mains tombent à chaque caniveau
Mes cheveux me grattent
Je les coupe

Des amies
Dans mes orifices
Lisses lépreuses

Des cactus
Crachent de l’eau
Et tapinent c’est louche

29 décembre, 2010 à 11:11 | Commentaires (0) | Permalien


Orgie

Oraison funeste opium
Teintures rouges couches blanches
Sous les voilures en cascades

Les corps s’étalent
Dans le vacarme silencieux
Du crépitement des braises
Les âmes tentent en vain
De s’arracher de leurs linceuls

Oraison funeste opium
Poètes maudits mouches ardentes
Se saoulent au rythme des aubades

Les porcs s’empalent
Dans les sarcasmes sirupeux
Du bruissement des graisses
Leurs âmes tentent en vain
De s’évader de leurs linceuls

29 décembre, 2010 à 11:11 | Commentaires (0) | Permalien


Tropical

Humide et verte vierge
Ouverte aux vents
Etalée sous un ciel immobile

Des étendues sablonneuses
Caressant tes flancs
Alors que tes seins crachent
Leur lave chaude et dense

Humble alerte vierge
Ouverte aux dents
Acérées du fiel des villes

Des bestioles disgracieuses
Lacèrent ton sang
Alors que ton ventre crache
Pourtant leur descendance

8 décembre, 2010 à 20:08 | Commentaires (0) | Permalien


Feelings

My soul is sleek’n stark naked
Seuls des râles qui s’en échappent
Accrochée un lustre du plafond
Elle me sourit agonise
Ses conduits auditifs s’acharnent
A la rapprocher de mes vices
Sa mémoire tachée de blanc
S’ennoircit de bitume livide
Où vont mes sentiments pourrir
J’idolâtre mon saint génie
Comme une putain canonisée
(par) mon appendice dégoûtant
Respire des fumées stagnantes
Avale des bouffées d’amer
Extirpe ses tripes enlacées
My soul is sleek’n stark stoned

8 décembre, 2010 à 20:07 | Commentaires (0) | Permalien


Manque-t-il l’envie
Le courage ou la passion
A cette plume endormie
Sous le soleil blond
Manque-t-il la force
L’insolente déraison
A cette manie féroce
Sous la lunaison

8 décembre, 2010 à 20:07 | Commentaires (0) | Permalien


Ah ! Diantre !
Mais quel est ce faible poète ?
Rimeur métronome et flétri,
Aux phrases sans queue, sans tête,
Relit-il ce qu’il écrit ?
Va mourir puceau d’écriture,
Vil apprenti baragouineur,
Epargne-moi cette torture,
Avant que ne vienne mon heure.

8 décembre, 2010 à 20:07 | Commentaires (0) | Permalien


Les poissons

Filent
Et se dandinent
Nagent
Fières silhouettes
Et se taquinent
Les algues
Traversant

Fuient
Et se camouflent
Entre les cailloux
Chut !
Juste des bulles qui claquent
Leur territoire en vaste silence
Qu’ils fendent de leurs nageoires

Comme un éclair le ciel
Comme une larme le vent
… comme un poisson dans l’eau

8 décembre, 2010 à 20:06 | Commentaires (0) | Permalien


My honey sweety

Son regard me dévisage
Empli de tendresses farouches
Elle gambade enfant sage
Vers ses multiples couches

Féline plisse ses yeux
Dresse ses sensibles oreilles
Puis sans bruit glisse vers eux
Ces chatons qu’elle veille

Les sept vies qu’elle envisage
En ronronnant sous une souche
Sont comme un heureux présage
Qui nous paraît bien louche

21 novembre, 2010 à 15:01 | Commentaires (0) | Permalien


Une blonde passe
J’allume la mienne
Elle se prélasse
J’hésite
Elle se lasse
J’abdique

Une brune passe
J’écrase la mienne
Elle m’enlace
Une spirale
S’étire
Moi j’expire

21 novembre, 2010 à 15:00 | Commentaires (0) | Permalien


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